La Vie et ses Dangers


C’était le plus petit mais il avait du cœur
Suivant sa famille car il n’avait pas peur
De se trouver ainsi toujours le plus fragile,
Et quand le sort frappait il n’était point agile.

Car c’était sans compter sur la vie de dangers,
Que lui faisait courir des pas qui s’allongeaient
A chaque enjambée de deux jolies gambettes
Qui ne pensaient à rien toujours très guillerettes.

Car il parait simple de pousser un chariot,
Comment imaginer que ce geste idiot
Peut provoquer bien sur une drôle d’histoire,
Qu’il est difficile je reconnais de croire.

Comment envisager que mon petit orteil
Frapperait d’un coup sec dans le simple appareil
Qu’est la roue d’un caddie conçu pour des emplettes,
Et me ferait suer de mille gouttelettes.

Car voilà mon orteil qui forme un angle droit,
Et moi qui le regarde sans perdre mon sang froid
Vers l’objet du délit à nouveau le retape,
Et malgré la douleur futile fut l’étape.

Car le pauvre petit ne réagissait plus,
Le choc l’avait cassé il en était confus
Car ses quatre frères bougeaient sans retenue,
Se moquant il est vrai de sa déconvenue.

Mais l’un deux va servir au petit de tuteur,
Et le mal ressenti sera accusateur
Vers la propriétaire de ces jambes pressées,
Qui de leurs amis pieds se désintéressaient.

17/07/2008


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