Le démon et la plume


Le Démon était là, il dansait sur ma page ;
Devais-je l’approcher, cela serait-il sage ?
Mais il me captivait par son aura de Feu
Et valser avec lui serait peut-être un jeu.

Alors sans te brûler, caresse le ma plume,
Charme-le de tes mots pour qu’enfin il les hume ;
Qu’il sente la fraîcheur qui souffle sur l’enfer ;
Et ne sois plus Lilith qui veut croiser le fer.

Sois l’ange qui étend la douceur de ses ailes ;
Tu abattras les murs des grandes citadelles
Où nul ne peut rentrer pour croiser son regard.
Mais toi tu ne crains point le moindre traquenard.

Tu sais l’ensorceler et lui tourner la tête,
Et son éternité la transformer en fête
Où liés par les mots vous vous jouez de tout,
Le mal n’existe plus le rire est un atout.

Mais le charmeur Satan a-t-il converti l’ange ?
Qui approche les mains de ce monde étrange
Où le rouge flamboie pour réchauffer les corps,
Qui se laissent aller dans les plus beaux accords.

lE 16/12/2011


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