Laissez-la


Surtout faites attention quand l’orage éclate,
Il vient parfois de loin et marquera la date
D’un éclair vous blessant dans votre intégrité,
Ne vous laissant le temps de bien vous abriter.

Vous en avez assez de cette pluie acide
Qui détruit la beauté rendant le cœur aride,
Où est la dérision dont vous saviez jouer ?
Le navire des mots est venu s’échouer.

Pourtant il était fort il bravait les tempêtes,
L’écume qui frappait se faisait chansonnettes
Le faisant avancer sans rechercher de port,
Car il était heureux et il se sentait fort.

Il avait oublié qu’il n’était pas cet Arche,
Qui avait su braver avec le patriarche
Le déluge qu’hier voulait tout engloutir ;
Il était confiant il n’a su pressentir.

Alors quand passera l’épave naufragée,
Surtout ne faites rien elle sera dégagée
De ce monde pourri en qui elle croyait,
Ne tendez pas la main laissez la se noyer.


03/06/2008


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