Ma Mer Juive


Elle est comme une mère attendant que j’arrive,
Celle qui me guettait du bord de son balcon
Car, depuis cette plage et jusqu’à l’horizon,
Elle aime m’accueillir des confins de sa rive.

Qu’elle me voit de loin, alors elle est heureuse ;
Marchant au fil de l’eau, elle m’ouvre ses bras
Et sa vague en ressac me murmure tout bas :
"Viens tous les jours la voir, elle en est si radieuse".

Quand j’entre dans ses flots, se faisant maternelle,
Elle prend soin de moi, surveillant mes ébats
Et, un peu comme si, me serrant dans ses bras,
Elle veut me bercer, me gardant sous son aile.

Tu portes bien ton nom, oh Méditerranée,
J’y compose et je chante et j’y suis baladin,
Et tu sais m’inspirer un conte ou un refrain,
Près de toi je médite, erre toute l’année.

Puis lorsque je m’en vais, à mes pieds quelque sable,
Me retournant je rêve à ton immensité
Quand tu fais de ton mieux pour m’offrir ta beauté.
Le soleil se couchant, tu restes immuable.

Jeudi 6 Octobre 2016
© Charly Chalom Lellouche


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