Éternité


Esther, avez-vous lu, les grands mots de Racine.
J’ai plié mon vieux dos, pour vous pleurer, deux fois.
J’ai pendu mon esprit, j’ai méprisé les lois.
Esther, je ne veux point, et je veux tant Racine.

Descendez, O doux vieux, apportez le plateau,
Souriez aux enfants, Esther ou Athalie,
Les Dieux sont innocents, la puissance établie,
Et mon cœur est si beau si votre cœur est beau.

Regardez la pudeur, la grandeur d’une fleur,
Mais voyez Athalie, et la forêt d’un cœur
A la rude rigueur, de son pauvre malheur.

Esther, aux yeux d’amour, nous chanta sa jeunesse :
Un plateau pour l’enfant, un autre sans tristesse,
Athalie ou Esther et j’oublie ma détresse.


Hommage à ma mère en ce jour
Hommage aux Mamans



13 Juillet 2007
© Jean-Charles Sebaoun

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